Retrouvez le parcours musical du chef des Chanteurs !

13 octobre 2021

Commençons ce parcours musical dominical du 29e dimanche du temps ordinaire par des extraits d'une belle cantate de JEAN SEBASTIEN BACH écrite dans une tonalité majeure. 
 

C'est suffisamment rare dans le répertoire des cantates de Bach, dont la plupart commencent en mineur, pour être mentionné.

La cantate  BWV 139 fut écrite, tout comme la cantate BWV 115, citée dans ma lettre précédentedurant la deuxième année du séjour de Bach à Leipzig en 1724 pour le 23e dimanche après la Trinité.
« Wohl dem, der sich auf seinen Gott » (Heureux qui peut s'en remettre à Dieu)
Comme souvent, le chœur d'ouverture est une fantaisie chorale avec orchestre concertant, violons et deux hautbois d'amour, dont le compositeur appréciait énormément les spécificités et couleurs. Le cantus firmus est exposé par les sopranos,  les trois autres voix l’accompagnent en imitation sur un thème très positif : la confiance et la foi … 
Dans le choral de fin  « Dahero Trotz der Höllen Heer » (Malgré les hordes de l'enfer)
le thème que l'on entend  à l'ouverture de la cantate, comme souvent en cantus firmus, est une mélodie de Johann Hermann Schein (1628) dont le texte est : « Machs mit mir, Gott, nach deiner Güt » (Fais de moi, Dieu, selon ta bonté).
En somme, une bien belle cantate à l'esprit  frais et léger !!!
Comme souvent, les deux liens ci-dessous du chœur d'ouverture et du choral final sont extraits de l'intégral du « Bach Collegium Japan» dirigé par Masaaki Suzuki. Le tempo allant m'y semble adéquat pour traduire et mettre en valeur la substance du texte.
Alors, êtes vous prêt à reconnaître la mélodie de ce dernier choral  dans des œuvres d'autres compositeurs ?
Dans le chorale prélude pour orgue  de Johann Ludwig Krebs (milieu de 18e siècle) 
ou dans le prélude pour orgue (1903) de Max Reger,
Mais J.S. Bach l’a, lui-même, maintes fois réutilisé pour des préludes ou, par exemple, dans le choral 22 de la deuxième partie de la « Passion selon saint Jean». 
Par Tom Koopman
Une version bien différente, toute en retenue, très lente, mais tellement habitée, de ce même choral, enregistré à la Philharmonie, par «l'ensemble Pygmalion» dirigé par Raphaël Pichon.
Retournons à ce 29e dimanche du temps ordinaire.
L'offertoire de ce jour s'intitule «Meditabor » (je méditerai tes préceptes).
J’ai choisi un compositeur allemand célèbre dans la deuxième partie du 19e siècle, tombé dans l'oubli, et qui sort enfin de l'anonymat depuis quelques décennies : Josef Rheinberger.  Il fut le grand maître de la culture musicale classico-romantique tant comme compositeur que comme pédagogue renommé et joua un grand rôle dans la musique sacrée catholique en Allemagne.
Ses messes, motets, hymnes reviennent au répertoire de plusieurs grands chœurs sacrés.
Son « Meditator » est assez représentatif de son traitement du chœur dans des pages méditatives …
Deux chœurs dirigés par Charles Bruffy
Dans l'Alleluia de ce dimanche le verset est tiré du psaume 145 « Lauda, anima mea Dominum ».
Je voulais vous faire découvrir la musique du 20e siècle du compositeur danois néo-classique  Vagn Holmboe, l'un des plus importants après la mort de Nielsen.
Extrait de son liber canticorum en 4 volumes qu'il composa sur une trentaine d'années entre 1950-1980.
On peut y entendre une certaine tradition musicale anglaise, celle d’un Vaughan Williams ou Stanford mais aussi du folklore des pays des Balkans, une musique dont le compositeur Kodaly s’est également inspirée.
Très intéressant et surtout peu connu de nos oreilles d'Europe continentale !
Pour finir et parce que ce motet et son interprétation me plaisent particulièrement.
D'Orlando di Lasso, sa version du psaume 145 « Lauda anima mea »
Superbes chœurs et un chef magicien : Erik van Nevel
Effet de spécialisation transparent !!!

Bonne semaine à tous !

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