Retrouvez la lettre musicale !

17 septembre 2021

Bonjour à tous !

Et voici la rentrée … une rentrée qui a un goût bien particulier. Nous n'avons pas chanté depuis dix mois mais le lien entretenu par cette lettre musicale durant cette longue période est un véritable cordon ombilical entre les chanteurs et leur chef. J'ai pris grand plaisir à la construire chaque semaine. Cette nouvelle année est l'occasion de la partager avec vous tous !

Un « petit Bach » pour commencer et continuer la tradition des lettres musicales. J'ai choisi deux extraits de la cantate BWV 107 écrite pour le deuxième cycle annuel et le septième dimanche après la Trinité:

«Was willst du dich betrüben?» (Pourquoi veux-tu t'affliger ?)

Une belle cantate écrite pour cor da caccia, deux flûtes traversières, deux hautbois d’amour et cordes. Un très beau chœur solennel écrit sous forme de fantaisie chorale, avec un concerto instrumental conséquent, ouvre cette œuvre. La couleur particulière de ces pages est dûe à l'emploi prédominant des bois (flûtes et hautbois). La majesté de l'ensemble découle du cantus firmus exposé en longues notes épurées.

J'apprécie véritablement ce qui se dégage de ce chœur et de cette interprétation du Chœur Bach Collegium Japan et de leur chef Masaaki Suzuki, ce grand interprète de Jean-Sébastien Bach à qui l’on doit un enregistrement de l’intégrale des cantates de Bach.

https://youtu.be/vflrFleC8uI

Le choral final est développé est non énoncé comme un simple choral homophonique. Jean-Sébastien Bach y développe un riche concerto instrumental sur un rythme de sicilienne (une rythmique ternaire) où s’insèrent les 4 voix du choeur. C'est une cantate de très belle facture !

https://youtu.be/5q825zSnIWU

Voici, pour conclure cette lettre, une petite découverte. Un compositeur autrichien du premier baroque (que l'on appelle aussi baroque « primitif ») : Johann Stadlmayr (1575-1648), chef d'orchestre de la cour de Salzbourg, écrivit essentiellement des œuvres sacrées. J'ai choisi un de ses motets à 18 voix où l'on entend un Monteverdi « tyrolien » en quelque sorte. Solistes, double, triple chœurs et cuivres se répondent et se mêlent.

Ce n'est pas une nouveauté en soi. Les compositeurs de toute cette période comme Heinrich Schütz, Samuel Scheidt ou la famille Gabrieli font appel à ce système d'écriture en imitation pour assembler le plus finement possible ces multiples voix réunies en « grappe » de chœurs et de cuivres dès que l'on célèbre avec prestance de grands offices solennels comme Noël. Cet « Exultate Deo » en est un exemple.

https://youtu.be/psy4Cfx0Ibg

L'ensemble « les Cornets Noirs » et le Munich Orpheus Choir ! Dans le majestueux vaisseau qu'est l'église Saint-Eustache et pour une messe de rentrée paroissiale, je l'entends très bien !!!!

Bonne semaine à tous !!!

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