Retrouvez la lettre musicale du Chef des Chanteurs

23 septembre 2021

Pour ce 24e dimanche du temps ordinaire,

je ne résiste pas à vous écrire quelques mots sur l’introït et le graduel de la messe du jour, tous les deux extraits du psaume 121.
Cette messe est tournée vers la Jérusalem céleste.
L'introït évoque la paix, nom propre de Jérusalem signifiant vision de paix.
Ce « Da Pacem »  grégorien est un superbe chant de paix du mode premier, lumineux et élégiaque
« Donne la paix, Seigneur, à ceux qui attendent, afin que tes prophètes soient reconnus fidèles; »
 En voici une belle interprétation par l'ensemble  « Doulce Mémoire» :
Le graduel  « Laetatus sum »
(extrait lui aussi du psaume 121) fait allusion au pèlerinage des fidèles dans la maison du Seigneur.
« Je me suis réjoui de ces paroles qui m'ont été dites: nous irons dans la maison du Seigneur »
Véritable chant de joie que beaucoup de compositeurs ont traduit en musique suivant leur culture et l'esthétique de leur époque bien évidemment. Il était exaltant de rechercher diverses œuvres très contrastées!
Tout d’abord, une pièce à multiples chœurs, du maître italien du 17e siècle, Orazio Benevoli. Ayant consacré toute sa vie à la musique sacrée au sein du Vatican dans la Chapelle Giulia et la basilique saint Pierre, il était reconnu pour son agilité en polyphonie.
Il composa ainsi de nombreuses messes et psaumes pour 12 à 16 voix divisées en multiples chœurs.
Idéal pour magnifier le psaume 121 par exemple.
Par l'ensemble « Le Concert Spirituel »  et leur chef Hervé Niquet.
Un célèbre contemporain de Benevoli mais français.
Marc Antoine Charpentier utilise de tout autres effets pour exprimer par de multiples intervenants, orchestre, solistes, chœur et des vocalises à profusions  la joie et la grandeur de ce texte!
Dans la plus pure tradition française et la prononciation « à la française » du latin, cette pièce tirée des vêpres à la Vierge est jubilatoire !
Par les mêmes interprètes,
« Le Concert Spirituel »  et Hervé Niquet
Pour conclure. faisons un écart de quelques siècles avec la pièce écrite par Sir Edward Parry en 1902 pour le sacre du roi Edward VII.
C'est donc une pièce majestueuse et monumentale pour grand orgue et chœur.
Je vous ai trouvé une version pour orchestre et « L'ensemble Gabrieli ».
Impressionnante version qui révèle tout le faste et la tradition musicale anglo-saxonne.
Un petit bis ?
« Mon » Laetatus sum préféré pour son équilibre musical, son allégresse et sa limpidité et son auteur Claudio Monteverdi (1567-1643).
Prédécesseur de Benevoli et Charpentier.
Ma version tonique et chorale par les « Arts florissants ».
Tout est dit…
Bon dimanche à tous !

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